samedi 23 avril 2011

Présentation du site Couriot à St Etienne



Sortons du cadre méditerranéen. Dans la ville de St Etienne, en Rhône-Alpes, une joyeuse bande d'étudiants, accompagnés de leurs professeurs, s'apprêtent à découvrir un musée historique. Il fait beau et chaud, c'est le mois d'octobre. Un groupe de jeunes étudiants découvrent les environs du site Couriot. Ils viennent pour la plupart de St Etienne, de Lyon ou d'ailleurs, ils visitent les environs. Cette visite s'inscrit dans le cadre de nombreux voyages et sorties que les professeurs renouvellent année après année (par exemple la sortie au musée des Beaux-Arts de Lyon), dont des étudiants comme nous avons la chance de bénéficier.

Le puits Couriot ferme en 1973. Il fait partie des derniers puits fermés de la région. Par contre, une partie du site est en 1983 reconvertie en mémoire des mineurs qui y ont travaillé. Creusé en 1907 et mis en service 14 ans après, ce puits compte parmi les plus profonds de la Loire.

Pris dans sa globalité, le "carreau de mine" intègre un chevalement (la partie la plus visible dans le paysage), un réseau ferré avec une gare ancienne (la gare du Clapier), des logements (corons) pour les mineurs, précaires et "insalubres", donc jugés indignes. Ce qu'il y a d'intéressant dans ce musée, outre les explications historiques, se trouve dans le parcours recréé pour les générations à venir. L'image d'une "ville noire" dûe aux deux crassiers, contrepartie de l'exploitation de la houille, n'a pas amputé la ville de son attrait : les entreprises de tout type n'ont pas hésité à s'installer dans la ville afin de faire fructifier son économie.

L'aménagement paysager, travail de longue haleine, est aujourd'hui dirigé par le paysagiste Michel Corajoud.

dimanche 27 février 2011

image (volontairement) saturée



Une image loin de nos archétypes paysagers de "la Grèce, pays pauvre", ou "la Grèce, pays paradisiaque, idéal, aux plages de sable fin".

Ce paysage présente un littoral en construction ; cet espace empiète sur la mer, comme de nombreux polders comme par exemple la baie de Nagoya au Japon, et tant d'autres... Ce grignotage constitue une avancée et surtout une ouverture, avec les échanges commerciaux au niveau du port ; ces échanges se retrouvent dans l'énergie, qui s'importe et s'exporte non pas de façon uniquement souterraine comme on peut le figurer sur une carte mais également par la mer, les transports routiers (les chauffeurs autoroutiers, qui, de nuit comme de jour écoutent la radio, s'arrêtent au gré des aires; des terminaux méthaniers, etc). Tant de rêveries qu'inspirent un seul paysage...

jeudi 30 décembre 2010

Dossier d'éoliennes

En complément au cours récent, des photos fraiches et ensoleillées d'éoliennes



J'ai choisi cette photo car elle illustre un défaut majeur de l'éolienne : sa difficulté de stockage due à son intermittence (mais des progrès très positifs sont faits : preuve en est de l'exploit du Solar Impulse, 1er avion solaire à voler de nuit!). On observe donc ici apparemment des infrastructures de stockage de l'électricité, qui nous donnent une idée de la taille des éoliennes, que l'on transporte généralement par convois exceptionnels. Cette photo est prise en Italie.



Celle-là illustre le dynamisme d'un type d'énergie "en chantier", dont la Grèce est un des pays pionnier et champion.



Nous sommes sur le littoral de Patras, en train de quitter la Grèce. Cliquez sur la photo, il y a l'option loupe, et amusez-vous à compter le nombre d'éoliennes : le résultat n'est sans doute rien comparé aux fermes de Californie développées dans les 80ies, mais ça fait son petit effet quand on les voit depuis la mer. Il y en a 60 sur le littoral de Patras, 19 ici sur la photo. J'avais remarqué lors du voyage que les éoliennes en Italie sont disposées sur des collines de part et d'autre de la route, de façon équilibrée ; alors qu'en Grèce beaucoup sont disposées sur des montagnes. Ca peut rappeller l'aménagement anarchique de certaines villes grecques (on parle alors, en termes "barbares", de macrocéphalie, de chaos urbain, etc...).

Un exemple typique de barrage en Italie



Voila un stéréotype de barrage en Italie, contrairement à, par exemple, le barrage de la Coche (cf dossier hydroélectricité dans Ning). On peut penser que notre barrage italien produit de l'électricité...

[Note perso : paysage + relaxant que le smog !]

Smog en direction d'Athènes !



Cette photo illustre le lien entre énergies et environnement : sans doute des centrales thermiques produisant de l'électricité rejettent des particules dans l'air. Cette pollution affecte jusqu'à la ville d'Athènes, dans une moindre mesure.

D'abord, qu'est-ce que le "smog" ? Ce mot nous vient de l'anglais smoke, fumer, et fog, brouillard. Quand les gazs d'échappement des voitures et les fumées d'usine se combinent au phénomène naturel qu'est le brouillard, cela produit comme on peut le voir une sorte de brouillard assez nocif, surtout si l'on y est exposé sur le long terme. Plus scientifiquement, les déchets gazeux en suspension produisent alors des composés toxiques, et en l'absence de vent l'atmosphère d'une ville peut vite devenir irrespirable.

Le terme est apparu lors d'un congrès d'hygiène publique en 1905, mais on commence réellement à employer ce mot en 1952. En effet, cette année-là, en décembre, le smog stagna pendant 4 jours à Londres et asphyxia près de 4000 personnes. Un décret suivra peu après, règlementant tout usage de combustible produisant de la fumée.

Mais le brouillard n'est pas le seul facteur : il y a aussi le rayonnement solaire qui entre en jeu dans sa formation. Des villes telles que Los Angeles, San Francisco, Tokyo, Pékin sont touchées...

La photo : cette nappe est longue et épaisse, je doute que ça soit la brume du matin. C'est probablement la faute aux rejets industriels d'une raffinerie non loin de là.

Voici la localisation de 2 raffineries que je soupçonne "coupables" de ce phénomène (source : euro-pétrole.com)

dimanche 31 octobre 2010

Motor Oil, une société de raffinage grecque



La photo que j'ai prise montre un réservoir de pétrole qui appartient à la société Motor Oil.

Motor Oil est une société basée en Grèce. Elle se charge du raffinage du pétrole. La société est la deuxième plus grande raffinerie du pays derrière Hellenic Petroleum. C'est une Société Anonyme*. Son siège social se trouve dans la banlieue Nord-Est d'Athènes (dans la ville de Maroussi). Cette entreprise exploite la "Corinth Refineries". Motor Oil est également propriétaire d'un des opérateurs pétroliers majeurs actifs dans le transport du pétrole brut et des produits pétroliers, Avin International.

Elle s'occupe du craquage du pétrole, et produit du carburant, de l'essence et des lubrifiants (avec lesquels on produit du mazout appelé communément fioul et de l'asphalte). Ce complexe possède une capacité annuelle de 100 000 barils/jour.

* Société de capitaux, appelée ainsi de par sa dénomination sociale(elle ne révèle pas le nom des actionnaires dont elle peut même ignorer l’identité).

site officiel de Motor Oil : http://www.moh.gr/resources/

dimanche 19 septembre 2010

(suite de la description du blog)

J'ai choisi un parti pris, alors non ce n'est pas très "divertissant" comme sujet, non les énergies et la géographie ne sont pas les centres d'intérêt de tout le monde, mais j'ai décidé d' "exploiter" les éléments liés à l'énergie lors de ce voyage (toujours dans une approche géographique, parfois de façon transversale et subjective). Certains pourront être déçus que je ne parle pas de culture antique, ni d'histoire, et ce n'est pas que je dénigre ces approches, mais il y a d'autres blogs qui détaillent par exemple la mythologie grecque.
Bref, j'ai fait ce blog par plaisir, parce que le sujet de géo de cette année me passionne ! Et qu'il pourra être utile à d'autres que moi... Sur ce, bonne lecture !

(J'essaierai de le tenir à jour de temps en temps, suivant la dose de travail de cette année)