Sortons du cadre méditerranéen. Dans la ville de St Etienne, en Rhône-Alpes, une joyeuse bande d'étudiants, accompagnés de leurs professeurs, s'apprêtent à découvrir un musée historique. Il fait beau et chaud, c'est le mois d'octobre. Un groupe de jeunes étudiants découvrent les environs du site Couriot. Ils viennent pour la plupart de St Etienne, de Lyon ou d'ailleurs, ils visitent les environs. Cette visite s'inscrit dans le cadre de nombreux voyages et sorties que les professeurs renouvellent année après année (par exemple la sortie au musée des Beaux-Arts de Lyon), dont des étudiants comme nous avons la chance de bénéficier.
Le puits Couriot ferme en 1973. Il fait partie des derniers puits fermés de la région. Par contre, une partie du site est en 1983 reconvertie en mémoire des mineurs qui y ont travaillé. Creusé en 1907 et mis en service 14 ans après, ce puits compte parmi les plus profonds de la Loire.
Pris dans sa globalité, le "carreau de mine" intègre un chevalement (la partie la plus visible dans le paysage), un réseau ferré avec une gare ancienne (la gare du Clapier), des logements (corons) pour les mineurs, précaires et "insalubres", donc jugés indignes. Ce qu'il y a d'intéressant dans ce musée, outre les explications historiques, se trouve dans le parcours recréé pour les générations à venir. L'image d'une "ville noire" dûe aux deux crassiers, contrepartie de l'exploitation de la houille, n'a pas amputé la ville de son attrait : les entreprises de tout type n'ont pas hésité à s'installer dans la ville afin de faire fructifier son économie.
L'aménagement paysager, travail de longue haleine, est aujourd'hui dirigé par le paysagiste Michel Corajoud.