jeudi 30 décembre 2010

Dossier d'éoliennes

En complément au cours récent, des photos fraiches et ensoleillées d'éoliennes



J'ai choisi cette photo car elle illustre un défaut majeur de l'éolienne : sa difficulté de stockage due à son intermittence (mais des progrès très positifs sont faits : preuve en est de l'exploit du Solar Impulse, 1er avion solaire à voler de nuit!). On observe donc ici apparemment des infrastructures de stockage de l'électricité, qui nous donnent une idée de la taille des éoliennes, que l'on transporte généralement par convois exceptionnels. Cette photo est prise en Italie.



Celle-là illustre le dynamisme d'un type d'énergie "en chantier", dont la Grèce est un des pays pionnier et champion.



Nous sommes sur le littoral de Patras, en train de quitter la Grèce. Cliquez sur la photo, il y a l'option loupe, et amusez-vous à compter le nombre d'éoliennes : le résultat n'est sans doute rien comparé aux fermes de Californie développées dans les 80ies, mais ça fait son petit effet quand on les voit depuis la mer. Il y en a 60 sur le littoral de Patras, 19 ici sur la photo. J'avais remarqué lors du voyage que les éoliennes en Italie sont disposées sur des collines de part et d'autre de la route, de façon équilibrée ; alors qu'en Grèce beaucoup sont disposées sur des montagnes. Ca peut rappeller l'aménagement anarchique de certaines villes grecques (on parle alors, en termes "barbares", de macrocéphalie, de chaos urbain, etc...).

Un exemple typique de barrage en Italie



Voila un stéréotype de barrage en Italie, contrairement à, par exemple, le barrage de la Coche (cf dossier hydroélectricité dans Ning). On peut penser que notre barrage italien produit de l'électricité...

[Note perso : paysage + relaxant que le smog !]

Smog en direction d'Athènes !



Cette photo illustre le lien entre énergies et environnement : sans doute des centrales thermiques produisant de l'électricité rejettent des particules dans l'air. Cette pollution affecte jusqu'à la ville d'Athènes, dans une moindre mesure.

D'abord, qu'est-ce que le "smog" ? Ce mot nous vient de l'anglais smoke, fumer, et fog, brouillard. Quand les gazs d'échappement des voitures et les fumées d'usine se combinent au phénomène naturel qu'est le brouillard, cela produit comme on peut le voir une sorte de brouillard assez nocif, surtout si l'on y est exposé sur le long terme. Plus scientifiquement, les déchets gazeux en suspension produisent alors des composés toxiques, et en l'absence de vent l'atmosphère d'une ville peut vite devenir irrespirable.

Le terme est apparu lors d'un congrès d'hygiène publique en 1905, mais on commence réellement à employer ce mot en 1952. En effet, cette année-là, en décembre, le smog stagna pendant 4 jours à Londres et asphyxia près de 4000 personnes. Un décret suivra peu après, règlementant tout usage de combustible produisant de la fumée.

Mais le brouillard n'est pas le seul facteur : il y a aussi le rayonnement solaire qui entre en jeu dans sa formation. Des villes telles que Los Angeles, San Francisco, Tokyo, Pékin sont touchées...

La photo : cette nappe est longue et épaisse, je doute que ça soit la brume du matin. C'est probablement la faute aux rejets industriels d'une raffinerie non loin de là.

Voici la localisation de 2 raffineries que je soupçonne "coupables" de ce phénomène (source : euro-pétrole.com)